
Au Togo, comme dans plusieurs pays en développement, l'accès au crédit commercial est accru grâce aux institutions de microfinance et cela contribue activement à favoriser l'autonomie des populations ainsi que le développement économique de ces pays.Encore aujourd'hui, plus de 80 % des habitants des pays en développement n'ont pas accès à des services financiers, avec les conséquences négatives que cela comporte : difficulté de mettre l'épargne en lieu sûr, pas d'accès au petit crédit à la consommation qui permettrait de payer les frais de scolarité ou les médicaments au moment opportun, pas d'accès au crédit productif à un taux raisonnable, pas d'assurance en cas de coup dur, etc.
L'expertise conseil et les investissements apportés par Développement international Desjardins (DID) à des institutions de finance de proximité visent à doter les communautés des moyens nécessaires pour s'auto-organiser et répondre elles-mêmes à leurs besoins en matière de services financiers, et ce, en tablant d'abord sur les ressources du milieu, l'épargne et le développement des capacités locales.
C'est bien connu, le crédit ouvre la porte à la réalisation de projets susceptibles d'améliorer considérablement la vie de ceux qui les réalisent. D’ailleurs, les prêts octroyés sont généralement utilisés pour démarrer des projets générateurs de revenus ou de petites entreprises.
Le microcrédit consiste à réduire la taille des prêts et à adapter les méthodologies de crédit de façon à s'ajuster aux capacités de garantie et de remboursement des moins nantis, leur donnant ainsi accès à ce précieux outil qu'est la ressource financière.
Par exemple, en Afrique, on retrouve des caisses villageoises. Celles-ci sont constituées de membres qui se sont unis en groupes de solidarité et qui s'engagent à endosser mutuellement leurs prêts.
Les institutions financières partenaires de Développement international Desjardins (DID) offrent tous du microcrédit à leurs membres ou clients, mais celui-ci fait partie d'une offre de service beaucoup plus large qui inclut aussi les produits d'épargne, l'accès à des services de convenance (dépôts et retraits), le crédit à la consommation (qui finance l'éducation dans la majorité des cas), le crédit aux entreprises, le crédit à l'habitat, le crédit agricole, l'assurance, etc. Ces partenaires répondent ainsi à une multitude de besoins et génèrent des impacts de développement significatifs dans les communautés où ils sont actifs. Des impacts liés à l'accroissement de l'accessibilité des services financiers, et ce, sur une base durable.
L'expertise conseil et les investissements apportés par Développement international Desjardins (DID) à des institutions de finance de proximité visent à doter les communautés des moyens nécessaires pour s'auto-organiser et répondre elles-mêmes à leurs besoins en matière de services financiers, et ce, en tablant d'abord sur les ressources du milieu, l'épargne et le développement des capacités locales.
La microfinance permet aux femmes et aux hommes économiquement marginalisés d'avoir accès à des services financiers adaptés à leurs besoins.
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Au Mexique, les coopératives financières mises en place depuis 2003 par DID dans les zones marginalisées de Chiapas, Huasteca et Puebla ont su faire preuve de suffisamment de créativité et de rigueur pour réussir à desservir adéquatement des clientèles pauvres et en majorité autochtones tout en cheminant vers la rentabilité.
Ensemble, ces institutions joignent plus de 50 000 membres, dont 56 % sont des femmes et 71 % vivent en milieu rural. Celles de Chiapas et Huasteca ont déjà atteint l'autosuffisance financière tandis que la dernière née, dans l'état de Puebla, est en progression régulière à ce chapitre.
Où qu'on se trouve dans le monde, les individus aspirent à accéder à la propriété. C'est pourquoi chacun d'entre eux devrait avoir accès à des produits de financement de l'habitat adaptés à sa situation, peu importe qu'il ait ou non accès à un revenu régulier. Depuis quelques années, DID multiplie les efforts en ce sens.
En Inde, au Sénégal et au Burkina Faso, les travaux ont été amorcés dans le cadre du projet de professionnalisation du financement de l'habitat. Une recherche a été menée dans chacun de ces pays sur l'environnement global du financement de l'habitat et celle-ci a été complétée par des sondages auprès de 700 membres des institutions partenaires de DID dans ces pays. Les travaux à venir seront donc clairement balisés.
Dans les pays en développement, plus de 80 % de la population vit en région rurale et tire son revenu d'activités liées à l'agriculture. Donner à ces producteurs agricoles l'accès à des services financiers sécuritaires et adaptés à leurs besoins est un des meilleurs moyens de réduire leur vulnérabilité, d'améliorer leurs conditions de vie et de contribuer à l'autosuffisance alimentaire de leur pays.
L'un des besoins auxquels visent à répondre les institutions de finance de proximité est celui d'envoyer les enfants à l'école. En effet, les parents ne disposent pas toujours au moment opportun des fonds nécessaires pour payer les frais d'inscription et autres coûts liés à l'éducation de leurs enfants. Or, l'éducation est un facteur clé dans la lutte à la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie.
C'est pourquoi le réseau des caisses haïtiennes partenaires de DID a conçu, de concert avec DID, le crédit écolage. Depuis l'implantation de ce produit en 2004, les caisses haïtiennes ont octroyé 1763 prêts afin de permettre aux enfants d'entrer en classe sans devoir attendre après la rentrée ou pire, l'année suivante pour ce faire.
Monsieur Guiteau est agent de crédit à la caisse de Montrouis.
Génia Patrice est membre de la caisse Kotelam depuis 1989. Commerçante de 83 ans, elle a encore trois personnes à sa charge. Pour elle, l'adhésion à sa caisse a constitué un tournant important dans sa vie. « Depuis que je suis devenue membre de la caisse, celle-ci constitue pour moi la seule source de financement externe de mes activités financières. Auparavant, j'ai souvent raté des occasions favorables à cause du besoin d'argent. Grâce à la caisse, j'ai aussi appris à faire de l'économie pour les moments difficiles et pour préparer mes funérailles. La caisse pour moi aujourd'hui constitue une famille. Elle me conseille, m'apporte beaucoup d'appui en affaires. Nous développons un esprit d'appartenance, c'est notre propriété. La caisse est mon affaire, c'est mon bien, c'est ma vie, elle symbolise la vie dans notre communauté! »
Edner Farina, lui aussi membre de la caisse Kotelam, est commerçant et père de douze enfants. « Avant de devenir membre de Kotelam, mon argent était placé à la Banque commerciale d'Haïti. Celle-ci est fermée depuis 1990. Cette fermeture m'a fait perdre 5000 gourdes, soit le solde de mon compte d'alors qui ne m'a pas été remboursé. Par ailleurs, j'ai dû recourir à trois reprises à des prêts usuriers au taux de 300 % l'an. Grâce à la caisse, j'ai maintenant accès au crédit à un taux de 36 % l'an. Mes dépenses sont également contrôlées et conditionnées. Je fais des retraits seulement pour m'approvisionner en stock et pour répondre à certains besoins de mon foyer (à l'aide du crédit écolage entre autres). La caisse m'a beaucoup aidé. Je suis plus que fier d'en être membre. J'ai même un droit de vote qui me permet de participer aux prises de décisions. La caisse appartient à ses membres… et la banque aux actionnaires. »
Par l'entremise des activités de développement qu'il mène au bénéfice de ses partenaires, DID a contribué à outiller le réseau haïtien ACCOPECH en vue de lui permettre d'élargir la portée de ses opérations tout en assurant la qualité des services offerts et du portefeuille de crédit. Les membres des caisses de ce réseau bénéficient ainsi de meilleures conditions de vie et de travail.
C'est en Haïti que DID réalise son mandat de plus grande envergure, car il se déroule sur une période de 10 ans. Plusieurs Québécois sont en poste dans ce pays actuellement. Pour connaître mieux les projets réalisés dans ce pays, consultez les fiches des projets.
Le matin du 20 septembre, Seydou Koné se rend à sa caisse, la Caisse Djicoroni Para du réseau Nyèsigiso, au Mali. Une surprise l'attend. Alors qu'il s'approche du guichet pour y faire ses dépôts, il aperçoit le caissier qui, au lieu de se tourner vers ses fiches manuelles comme à l'habitude, consulte une petite calculatrice pour mettre son carnet à jour. Il est loin de se douter que cet outil est en fait un ordinateur!
« On peut voir les mouvements de vos comptes et les soldes, dit Mamadou Djiré, le caissier. C'est un ordinateur de poche, un Pocket PC comme on l'appelle, muni de l'application bancaire AMIO – ou "application mobile d'information sur les opérations". Et je vais y saisir tout de suite votre transaction de dépôt en toute sécurité ».
M. Koné demeure sceptique : ce si petit appareil, un ordinateur? Et il serait capable d'indiquer les mouvements et les soldes? C'est du jamais vu! « Eh oui, notre caisse est maintenant informatisée grâce à ces petits ordinateurs. Cette technologie facilite notre travail, dit le caissier. J'ai toute l'information sur mon ordinateur de poche pour bien vous servir, rapidement et de façon sécuritaire ».
M. Koné sait que la technologie se développe rapidement partout dans le monde, mais il ne pensait pas que le Mali allait en profiter aussi rapidement. Il s'avoue fier que sa caisse, même si elle ne dispose de grands moyens financiers, puisse moderniser ainsi ses opérations.
La caisse Djicoroni Para constituait alors, en 2004, le premier site pilote du projet « Low Cost Technologies to Promote Economic Development of the Poorest », un projet financé par USAID (U.S. Agency for International Development) au Mali. Dans le cadre de ce projet, DID et son partenaire malien, le réseau des caisses d'épargne et de crédit Nyèsigiso, ont développé et implanté l'application « AMIO Caissier » sur un ordinateur de poche. Cette application est reliée, en différé, au logiciel transactionnel SAF2000.
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